Wednesday, August 24, 2005






TU N'EN REVIENDRAS PAS

(Musique: Léo Ferré)
Léo Ferré (France)


Tu n'en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j'ai vu battre le cœur à nu
Quand j'ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n'en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu'un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu'il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l'ancien Légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n'être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève

Roule au loin roule le train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos déstinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit
Déjà vous n'êtes plus qu'un nom d'or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s'efface
Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri

Monday, August 22, 2005




Era uma vez um gato maltês

Era uma vez
Um gato maltês
Tocava piano
Falava francês

A dona da casa
Chamava-se Inês
O número da porta era o 33!
Queres que te conte outra vez?

Saturday, August 20, 2005




O Gato e o Escuro
Mia Couto; Danuta Wojciechowska

O Gato e o Escuro revela-nos uma faceta inédita da obra de Mia Couto, já que a escrita para crianças não tem sido o seu território (esta «incursão» surgiu do pedido de uma revista).
Descobrir este novo território de Mia Couto e explorar este livro, em que a criatividade literária e linguística do texto e as ilustrações vibrantes de Danuta Wojciechowska mutuamente se iluminam, será um prazer para as crianças. E para os adultos também.

Friday, August 19, 2005



Eu vou à Festa do "Avante!"

Wednesday, August 17, 2005















GALOPE

Las tierras, las tierras, las tierras de España,
las grandes, las solas, desiertas llanuras.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
al sol y a la luna.


¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar!

A corazón suenan, resuenan, resuenan
las tierras de España, en las herraduras.
Galopa, jinete del pueblo,
caballo cuatralbo,
caballo de espuma.


¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar!


Nadie, nadie, nadie, que enfrente no hay nadie;
que es nadie la muerte si va en tu montura.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
que la tierra es tuya.

¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar!

Rafael Alberti

Saturday, August 13, 2005


Rafael Alberti

Thursday, August 11, 2005



Rafael Alberti



Cuando me vaya de Roma,
¿quién se acordará de mí?

Pregunten al gato,
pregunten al perro
y al roto zapato.

Al farol perdido,
al caballo muerto
y al balcón herido.

Al viento que pasa,
al portón oscuro
que no tiene casa.

Y al agua corriente
que escribe mi nombre
debajo del puente.

Cuando me vaya de Roma,
pregunten a ellos por mí.

Tuesday, August 09, 2005


Gatos, gatos y más gatos





















Un gato, salido de no se sabe dónde, rayo con pelos, atraviesa entre los automóviles la Vía Garibaldi, perdiéndose por la de La Scala. Es el primer gato que veo en el barrio, pues aun en la noche casi ninguno hace ahora su aparición entre los restos de comidas arrojados por las trattorias y restaurantes. Repito y compruebo la desaparición alarmante de los gatos en Roma. Antes, bajo la ventana de mi cocina, desde la que se ve una oleada rítmica, y en que diferentes planos, de pálidos tejados maravillosos, dábamos de comer todos los días a más de 20 gatos de todas las edades y tamaños. Las tiernas, y a la vez feroces palomas, descendían de los tejados altos y chimeneas a mezclarse entre el agitado gaterío para aprovecharse de la comida. Siempre observé a los gatos deseosos de merendarse una paloma. Pero éstas los amedrentaban a sacudidas de aletazos, que los gatos recibían sorprendidos. A Baudelaire le hubiera entusiasmado aquella escena. Aunque más le hubiera divertido, quizá, ver una jauría de perros sacados los ojos por los gatos. Pero en mis tejados no queda ni uno. Ya no escucho desde mi cuarto su desgarrado y doloroso amor, lleno de maullidos y silencios impresionantes. Eran batallas nocturnas, crispadas de celos y ensañadas persecuciones, a veces todo presidido por una pálida luna asombrada, mientras los millones de ratas romanas apretaban su terror en las cañerías rotas o en las bocas calladas de las alcantarillas. Ahora he visto, alguna vez, salir ratas de ellas y atravesar, tranquilas aunque sigilosas, la calle, en la pausa impuesta por algún semáforo a los automóviles, yendo a buscar algo que les interesaba en el cordón de la acera de enfrente, volviendo, veloces, a la boca de donde habían salido. ¿Qué será de Roma sin sus gatos?.

(Texto de Rafael Alberti, La arboleda perdida 2, Tercero y cuarto libros (1931-1987), Madrid, Alianza Editorial (Biblioteca Alberti))

Sunday, August 07, 2005

JORGE AMADO

O Gato Malhado e a Andorinha Sinhá

uma história de amor

Friday, August 05, 2005

Eugénio de Andrade


As Crianças

Elas crescem em segredo, as crianças. Escondem-se no mais oculto da casa para serem gato bravio, bétula branca.
Chega um dia em que estás descuidado a olhar o rebanho que regressa com a poeira da tarde, e uma delas, a mais bonita, aproxima-se em bicos de pés, diz-te ao ouvido que te ama, que te espera sobre o feno.
A tremer vais buscar a caçadeira, e passas o resto da tarde a atirar sobre as gralhas, inumeráveis, àquela hora.


in «Memória Doutro Rio», 1978

Wednesday, August 03, 2005

Jacques Brel


Les vieux
Paroles et Musique: J. Brel/G. Jouannest 1964

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus leurs gestes ont trop de rides leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus bras dessous tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent par la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.